« Il faut être ferme, avoir le cœur ferme, sinon il ne faut pas se mêler ni de guerre ni de gouvernement. »

Napoléon 1er – 1805

Restaurer l’autorité de l’Etat et des forces de l’ordre

L’État fera respecter la loi. Les missions des forces de l’ordre seront redéfinies et réorganisées. Les forces de police et de gendarmerie seront dirigées et recentrées autour de leurs fonction premières : l’ordre public, le renseignement et la lutte contre la criminalité. Elles seront déchargées des tâches secondaires et non régaliennes, s’appuyant sur les opérateurs de transport et les prestataires de services. 10 000 postes de policiers et de gendarmes seront créés.

Les pouvoirs de la police municipale seront renforcés, en étendant ses compétences administratives et judiciaires. L’administration pénitentiaire et les douanes seront rattachés au ministère de l’Intérieur afin d’améliorer le suivi des personnes mises en cause ou condamnées.

Prévenir et protéger la société de la récidive sera une priorité : révision de l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs pour l’adapter à la réalité de la délinquance d’aujourd’hui, construction de 15 000 nouvelles places de prisons, suppression des remises de peine et de la libération conditionnelle à mi- peine et réinstauration du mécanisme de révocation automatique du sursis en cas d’infraction. La possibilité d’aménager les peines sera donnée au juge d’application des peines uniquement pour les très courtes peines de prison ferme de moins de six mois.

Des peines planchers élargies aux récidivistes seront réinstaurées, en prévoyant par ailleurs une interdiction automatique du territoire national pour toute personne de nationalité étrangère condamnée pour un crime ou délit à une peine supérieure ou égale à cinq ans d’emprisonnement.

De plus, pour en finir avec les dérapages violents lors des manifestations, la responsabilité civile et financière en cas de dégradations lors de manifestations sera imputée aux organisateurs de manifestations.

 

Eradiquer le terrorisme

Les attentats qui ont frappé la France ont rappelé aux Français le niveau élevé de la menace qui pèse sur notre pays.

Notre arsenal pénal pour la lutte contre le terrorisme sera durci, le retour sur le sol français des terroristes partis dans des camps d’entraînement sera empêché. Les Français terroristes binationaux qui trahissent la France seront exclus de la communauté nationale.

Un dispositif efficace de renseignement en milieu carcéral sera mis en place et les détenus terroristes seront placés à l’isolement le temps de leur détention.

Pour les terroristes sortant de prison, ils pourront faire l’objet d’une mesure de sûreté et être placés dans des centres fermés, dès lors que leur dangerosité serait établie.

Toute personne étrangère surveillée par les services et qui a une connexion avec des réseaux terroristes pourra être expulsée en urgence absolue. Pour les personnes de nationalité française qui présentent une dangerosité avérée, les autorités administratives et les services de renseignements auront la possibilité de les placer temporairement en résidence surveillée.

 

Remettre sur pied une armée puissante, au service de la paix

Nous assumerons le coût de notre puissance militaire et renforcerons l’esprit de défense en réaffirmant le lien entre l’armée et la nation.

Une revue stratégique des programmes militaures sera mise en oeuvre. Une nouvelle loi de programmation militaire de cinq ans sera adoptée avec l’objectif d’augmenter les crédits alloués à la défense de 32 milliards d’euros cumulés sur la durée du quinquennat. Cela permettra d’atteindre un budget annuel de 41 milliards d’euros en 2022, soit 2% du PIB. Les missions de l’armée seront adaptées aux nouveaux enjeux. Les missions du dispositif Sentinelle seront repensées. Le budget de la réserve nationale sera augmenté et un statut propre pour les réservistes sera créé avec des missions clairement identifiées. Les moyens nécessaires pour lutter contre l’obsolescence et l’usure des matériels seront octroyés.

Des coopérations bilatérales renforcées seront mises en place avec nos amis européens, au cas par cas.