« Ne convoite pas sur ton peuple. Ne le charge pas d’impôt ni de taille, si ce n’est pour ta grande nécessité. Prends garde que les dépenses de ton hôtel soient raisonnables »

Testament de Saint Louis à son fils, 1270

 

Remettre en ordre les finances du pays

Les finances de l’État, des collectivités locales et des organismes paritaires sont déréglées : une progression non contrôlée de la dette publique, des prélèvements obligatoires excessifs. En 2018, la dette de la France approche les 100% du produit intérieur brut.

 

Partir des entreprises françaises et de leurs besoins

C’est la clé pour que la France renoue avec la croissance et l’emploi. Notre priorité est d’abaisser la fiscalité et les charges qui pèsent de manière excessive sur nos entreprises et pénalisent l’investissement et les embauches. Les entreprises doivent retrouver de la compétitivité afin d’être en mesure d’affronter à armes égales la concurrence étrangère.

Un excès de dépense publique est un frein à l’emploi. La lourdeur des impôts qui en découle tire vers le bas l’économie et la compétitivité de la France. Nous fixons deux objectifs : alléger le poids de la dépense publique et la rendre plus efficace.

 

Baisse de 10 Md€ des charges pesant sur les ménages

Afin de redonner de baisser la pression fiscale qui écrase les familles, nous proposons de supprimer la cotisation salariale maladie (5,5 Md€), de relever à 3000 € le plafond du quotient familial (3 Md€), de rétablir l’universalité des allocations familiales (0,8 Md€) et de diminuer les droits sur les donations (0,7 Md€).

Nous proposons de réorienter l’épargne vers l’investissement, en particulier dans les petites entreprises.

 

Réduction des dépenses publiques de 60 milliards d’euros en cinq ans

L’objectif est de rapprocher la France de la moyenne européenne en matière de poids des dépenses publiques dans la création de richesses, soit autour de 50 % du PIB de dépense publique.

Le nombre de fonctionnaires peut être réduit en rétablissant le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite – sauf dans les services de sécurité compte tenu des menaces. Ce principe peut être étendu aux collectivités territoriales.

La qualité du service public ne dépend pas du seul nombre d’agents. Il est possible de maintenir un haut degré de compétence et de service et même de l’améliorer.

Le temps de travail des fonctionnaires peut être augmenté dans la fonction publique d’État.

Dans les collectivités territoriales, les exécutifs locaux pourraient, sur la base du volontariat, également augmenter la durée de travail des agents. Cette liberté serait donnée de la même manière aux hôpitaux publics.

La refondation de la fonction publique repose également sur l’équité entre le public et le privé à laquelle les Français sont attachés. Cela vaut pour les règles de rémunération qui reposeront davantage sur le mérite et la performance plutôt que sur l’ancienneté et les avancements automatiques.

Dans un souci d’équité, deux jours de carence en cas d’arrêt maladie devraient être instaurés.

 

Simplification des structures

Nous proposons de supprimer le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE).

Nous proposons de mettre en œuvre la réforme qui instaure le conseiller territorial, qui remplirait à la fois les fonctions de conseil départemental et de conseiller régional. Il serait élu avec un scrutin uninominal à deux tours, sur la découpage actuel des cantons.