« La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu’elle lui doit et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès. »

Jean d’Ormesson – 1981

L’école de l’excellence et de la transmission

Nous croyons dans une école fondée sur le mérite, l’excellence, l’exigence, la transmission d’un savoir, de la culture française, de l’histoire de France, de la langue française et de nos valeurs.

Le rôle éducatif incombe à la famille tout autant qu’à l’école. Des actions doivent être mises en œuvre afin de renouer avec une formation initiale exigeante et efficace des enseignants. Les professeurs doivent être formés à des méthodes d’apprentissage plus efficaces et dénuées d’idéologie.

Aucun élève ne doit quitter l’école primaire pour entrer en sixième sans savoir lire, écrire, compter et calculer. Nous proposons de mettre en place des heures gratuites d’études surveillées afin que les élèves puissent y faire leurs devoirs. Nous souhaitons également augmenter le nombre d’heures d’enseignement de français, en instaurant deux heures de plus par semaine. Nous proposons de créer un « CP + » pour les élèves les plus en difficulté, avec un suivi renforcé.

Au collège, il faut garantir un socle commun, mais avec une possibilité d’avoir des filières diversifiées.

Le lycée doit être simplifié et modernisé. Nous proposons de réduire le nombre d’options au baccalauréat sans nuire à la qualité de l’enseignement. L’apprentissage peut devenir progressivement la voie de droit commun pour obtenir un bac professionnel. Les formations en alternance doivent être davantage valorisées lors de l’orientation des élèves. Nous proposons d’accroître le temps de présence des professeurs dans les établissements de 20 % et, en contrepartie, d’augmenter leur rémunération.

Fiers de nos valeurs

Savoir, excellence, mérite, amour de la France, voilà ce que l’école doit transmettre aux enfants. L’école doit redevenir un lieu d’apprentissage des règles de vie commune, notamment par le rétablissement de l’autorité. Nous valoriserons la carrière des enseignants qui sont nommés dans des zones difficiles pour encourager les meilleurs à y aller.

Nous proposons de rétablir la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme. Nous honorerons et récompenserons le mérite grâce aux bourses, aux parcours et aux internats d’excellence.

Le ministère de l’Éducation ne doit plus cogéré être avec les syndicats. L’organisation du système éducatif doit être davantage déconcentrée. Nous proposons donc d’accorder une autonomie aux établissements avec une liberté de gestion et d’organisation tout en gardant les programmes sous le contrôle de l’État. Nous pouvons leur donner de la souplesse pour faire des choix conformes aux réalités locales, sur les rythmes scolaires notamment.

 

Organiser les meilleures universités et grandes écoles d’Europe

Autonomes, les universités doivent pouvoir déterminer les conditions d’accès à leurs formations. Nous proposons de permettre de conditionner l’inscription dans certaines filières à la « validation de prérequis » pour permettre la réussite des étudiants plutôt qu’une sélection par l’échec. La sélection au sein de l’université ne doit plus être un tabou. Les universités doivent pouvoir déterminer, dans la limite d’un plafond, le montant des droits d’inscription.

Nous proposons de réorganiser l’offre d’enseignement supérieur française autour de trois blocs : des formations professionnelles tournées vers le monde du travail, des universités de proximité, de grandes universités de recherche à rayonnement mondial.

 

Faire rayonner la littérature et les arts français

L’école doit être le premier conservatoire de la culture française. Nous proposons de renforcer dans le cursus de l’école primaire des sorties dans des musées, des théâtres et des salles de concert. Dans le temps périscolaire, l’enseignement artistique doit être une une priorité en doublant le nombre de places en conservatoire.

Un dispositif fiscal spécifique peut être mis en place pour tous les commerces et établissements culturels (cinéma, théâtre, etc.) comme il existe déjà pour les librairies depuis 2008, et un droit de préemption urbaine peut permettre aux maires de conserver ces lieux au cœur des villes sur l’ensemble du territoire. Nous proposons également le lancement d’un plan de financement de l’entretien et de la valorisation du patrimoine architectural.

La création française doit être protégée et préservée Nous défendons une conception française des droits d’auteur afin de mieux protéger les créateurs, qui doivent percevoir une juste rétribution pour leur travail.

Les acteurs transnationaux d’Internet doivent être associés au financement de la production des contenus et la TVA des services culturels en ligne doit être alignée sur celle des supports physiques.