« Les empires ne se conservent que comme ils s’acquièrent, c’est à dire par la vigueur, par la vigilance et par le travail. »

Louis XIV

 

L’économie de la France est affaiblie

La France ne se porte pas bien. Au même moment, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche pour ne citer que ces exemples connaissent la croissance et le plein emploi. L’économie française fait face à plusieurs difficultés : des exportations à la peine, une croissance atone et un chômage à un niveau record.

Il est essentiel de créer un grand ministère de l’industrie, de l’énergie et du transport afin de mettre en œuvre des politiques ambitieuses dans ces trois domaines.

 

Retrouver une ambition industrielle

Nous proposons de réunir régulièrement les grandes sociétés de chaque filière industrielle française au ministère afin d’élaborer des stratégies nationales de conquête de marchés à l’export, puis afin de suivre la mise en œuvre de ces stratégies. L’Etat doit avoir pour rôle de susciter des consortiums d’entreprises pour répondre aux appels d’offre internationaux, lorsque ces consortiums ne se forment pas naturellement. L’Etat doit aider les consortiums à remporter les marchés internationaux en mettant à disposition son réseau diplomatique. Il pourrait suivre en particulier 6 grandes filières industrielles qui disposent d’un grand potentiel de croissance à l’export : l’aéronautique et espace, la défense, l’automobile, l’agro-alimentaire, la production d’énergie et le ferroviaire

La France doit s’impliquer davantage dans la négociation des traités commerciaux qui lient l’Europe et les autres puissances économiques. L’objectif sera de veiller à ce que nos intérêts économiques soient défendus et que les droits de douane soient ajustés afin de réduire l’avantage concurrentiel lié aux bas salaires pratiqués dans certains pays. En revanche, les pays dont les salaires sont proches de ceux de la France bénéficieront de droits de douane réduits

 

Renforcer encore nos infrastructures de transport

La France a développé un réseau routier et ferroviaire remarquable. Grâce au TGV, il est possible au départ de Lille d’aller à Paris en une heure, à Bruxelles en 30 minutes, à Lyon en 3 heures. Hélas, les transports du quotidien ont vu leur qualité diminuer au cours des 10 dernières années : autoroutes saturées autour des grandes métropoles, trains régionaux bondés, peu fréquents ou en retard.

Il est urgent de lancer un programme de renforcement du réseau autoroutier autour des grandes agglomérations, afin de pallier la congestion routière qui asphyxie l’activité. S’agissant de la Métropole Lilloise, nous défendons l’ajout d’une voie de circulation sur les autoroutes d’accès : A1 entre Seclin et Lesquin, A22 entre Tourcoing et Marcq-en-Baroeul, A23 entre Orchies et Villeneuve d’Ascq et A25 entre Armentières et Englos.

Au delà du Grand Paris Express, l’Etat doit financer à nouveau les projets de transport urbain des collectivités : bus à haut niveau de service, tramways, métros, trains de banlieue. Pour la région Lilloise, nous défendons l’idée du Train Rapide Métropolitain : un vrai train à haute fréquence avec un réseau de 8 lignes qui utiliserait les infrastructures existantes et rayonnerait dans un rayon de 30 à 40 km autour de Lille.

Nous proposons de maintenir l’effort consenti depuis 2006 pour la rénovation des infrastructures ferroviaires du pays, dont le vieillissement est actuellement l’une des principales causes de la dégradation du service rendu par la SNCF.

 

Devenir une grande puissance dans le domaine de l’énergie

La France a tous les atouts pour être un champion mondial de l’énergie et de l’environnement, grâce à ses entreprises, ses savoir-faire et ses infrastructures actuelles, que ce soit dans le nucléaire, les énergies renouvelables, la gestion de l’eau et des déchets. La France sait produire une électricité peu chère. Le nucléaire constitue un élément essentiel de cette politique énergétique qui a permis de développer une filière industrielle d’excellence qui compte plus 220 000 emplois. Le nucléaire est une énergie non émettrice de CO2, contrairement au gaz et surtout au charbon. La France émet ainsi sept fois moins de CO2 pour sa production d’électricité que l’Allemagne, malgré les investissements importants de ce pays dans les énergies renouvelables.

Nous souhaitons le maintien en exploitation la centrale de Fessenheim tant que l’Autorité de Sûreté du nucléaire en donnera l’autorisation.

Nous proposons de remettre à plat la stratégie d’EDF, d’Areva et du CEA afin de renforcer leur capacité à exporter notre savoir faire en matière de production d’électricité et de mise en place de réseaux intelligents. En particulier les études sur les réacteurs de 4ème génération peuvent être renforcées et accélérées, car ces nouveaux réacteurs permettront d’augmenter notre capacité à recycler les déchets. Il est également important de développer une gamme de petits et moyens réacteurs qui correspondent mieux aux besoins de certains pays.

S’agissant des énergies renouvelables, nous proposons de maintenir la part de l’hydroélectricité dans la production nationale. L’objectif de zéro charbon dans la production énergétique française peut être atteint en quelques années.

Nous souhaitons passer d’un système de subventions à la vente de l’électricité renouvelable à un soutien au développement des technologies d’énergies renouvelables.

L’auto-consommation de l’énergie solaire et éolienne produite par les particuliers et par les entreprises doit être rendue possible.
Enfin, nous proposons de poursuivre les politiques européennes de connexion des réseaux électriques et énergétiques aux fins d’optimisation de l’acheminement de l’énergie en Europe.

 

Retrouver une politique du logement ambitieuse

La politique conduite par la droite dans la décennie 2002 – 2012 permit d’accroître le nombre de propriétaires et l’investissement dans le logement neuf. Cette demande en croissance continue fut favorable au secteur du BTP dont de nombreux emplois dépendent.

Il a fallu moins de deux ans au gouvernement actuel pour défaire 10 ans de politique du logement. Depuis quelques années, le nombre de locataires augmente continuellement et la construction de logements neufs est en berne.

Avec la loi Duflot et les autres orientations en matière de logement, les français ont délaissé l’investissement immobilier (-1.2% depuis 2013) au profit d’actifs numéraires tel que les livrets (+3.1% depuis 2013) réputés plus stables et plus souples.

Pourtant avec la baisse constante des taux d’intérêts nous aurions été en droit d’espérer une reprise de la croissance immobilière et un délaissement généralise des placements dits dormants.

Avec en 2015 39.3% (contre 34.9% en 2014) des ménages en location, la France est bien loin de la moyenne européenne (29.9%).

La pénurie de logement engendre à terme de la précarité, la mise en danger de certaines familles. Cela fait le jeu des marchands de sommeil, qui exploitent les difficultés de nos concitoyens à trouver un logement.

 

Inciter les français à investir dans le logement locatif

Nous proposons de relancer le secteur du logement et de la construction via des mesures législatives incitatrices telles que l’abolition de la loi Alur et la réduction des délais d’expulsion.

Il est primordial de rassurer les propriétaires en arrêtant de surprotéger le locataire indélicat. Tout cela ne doit, bien sûr, ne pas nuire aux plus fragiles d’entre nous. Le gouvernement doit pouvoir garantir un logement décent pour tous. Le parc des logements sociaux est vétuste et insuffisant. Nous proposons de négocier avec les bailleurs afin d’améliorer le quotidien des résidents. Il est nécessaire de ne pas ajouter à la difficulté des plus démunis un logement insalubre.

Nous proposons de supprimer l’obligation faite à chaque commune de plus de 3500 habitants d’avoir 25% de logements sociaux sur son territoire. Cette obligation uniforme est absurde car elle ne tient pas compte des spécificités de chaque commune et de chaque amélioration. En lieu et place, l’État peut négocier avec chaque agglomération un objectif de construction et de rénovation de logement sociaux adapté aux situations locales.

 

Faciliter la construction tout en préservant la qualité de l’urbanisme

Notre voulons permettre à chacun d’avoir s’il le souhaite un toit qui lui appartient. Procurer un logement décent pour chaque Français impose la relance de la construction. Il est primordial que le rythme de construction retrouve ses taux d’avant 2012. Pour cela, nous réformerons la procédure encadrant le permis de construire. Il est nécessaire que celui-ci soit plus facilement octroyé.

Nous proposons une remise à plat des normes de constructions afin de réduire les contraintes techniques qui augmentent le coût de la construction.

Afin que les logements anciens ne soient pas délaissés, nous proposons de nouvelles facilités d’accès aux travaux de rénovation et d’améliorations énergétiques par des enveloppes fiscales. Les français économisant sur leurs factures d’énergie pourraient voir leur pouvoir d’achat augmenter.

 

Embellir les villes et freiner l’étalement urbain