Des dépenses de l’État qui dérapent

La Cour des comptes vient d’épingler le Ministère de l’éducation nationale vient d’épingler l’éducation nationale sur sa gestion des crédits qui lui sont alloués. En effet, la Cour déclare :

« Le programme Sirhen a pour objet le remplacement des systèmes d’information et de gestion des ressources humaines du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Engagé en 2007 sans cadrage technique et financier précis, le projet a rencontré des difficultés mal maîtrisées qui ont entravé son bon déroulement jusqu’à provoquer un quintuplement du coût final (de 60 M€ à 323 M€), un étirement jusqu’en 2023 du calendrier global et un blocage du programme, le prestataire ne parvenant pas à livrer une version de l’outil d’une qualité apte à la prise en charge des premiers agents. La Cour constate des améliorations récentes mais insuffisantes pour redresser le projet et insiste sur l’absolue nécessité de sécuriser la conduite du programme pour atteindre un déploiement complet en 2020 dans un cadre financier strict. »

Cette illustration concrète de la légèreté avec laquelle l’argent du contribuable est dilapidé laisse peu de doute sur la marge d’assainissement de nos finances publiques.

Notre proposition est la suivante : aucune nouvelle dépense ne doit voir le jour sans preuve qu’un dispositif similaire n’existe pas déjà. Pour ne prendre que le cas de l’assistance aux chercheurs d’emploi : on voit poindre une multiplication des acteurs locaux : Pôle Emploi, les missions locales, les maisons de l’emploi et désormais des dispositifs tels que « Proch’Emploi ». Or le premier pourvoyeur d’emploi en France reste le site « le boncoin », preuve que l’augmentation des ressources ne participe pas nécessairement à l’amélioration des résultats.

Aussi, pour l’augmentation des crédits d’un dispositif existant, ils seront autorisés à la condition d’avoir procédé à l’évaluation complète de ce dernier ainsi qu’en ayant au préalable appliqué les recommandations d’amélioration d’efficience.

Cette règle, pourtant si commune dans le monde de l’entreprise doit s’appliquer aux organismes publics.

Les Français manifestent un consentement à l’impôt, pourvu que les deniers publics soient pertinemment employés.