Le prix de la paix, c’est l’effort de défense

Dans une tribune publiée dans Les Echos du 22 décembre 2016, le Général Pierre de Villiers, chef d’état major des armées, plaide pour une augmentation du budget de la défense à 2% du PIB contre 1,78% actuellement.

Cette augmentation s’impose car la situation au Levant, les attentats et le retrait stratégique des États-Unis en Europe appellent la France à retrouver son rôle de pays protecteur, qui apaise les conflits.

« Si guerres et contentieux s’élèvent entre tes sujets, apaise-les au plus tôt que tu pourras » nous dit Saint Louis dans son testament.

Or la France n’a pas joué ce rôle ces dernières années. Au contraire, soit elle est intervenue très tard, soit elle s’est alignée sur ceux qui ont contribué à l’embrasement des conflits.

En 2017, l’Europe de la défense n’existe toujours pas et seuls la France et la Grande-Bretagne ont conservé une armée forte. La Grande-Bretagne est alignée sur les États-Unis et sa relation avec le continent est amoindrie depuis le vote en faveur de la sortie de l’UE.

La France est appelée dès lors à jouer un rôle particulier : trouver les voies de la paix dans les conflits qui déséquilibrent l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient. Ni alignée sur les intérêts des États-Unis, ni sur ceux de la Russie, elle peut être le pays de confiance dans la prévention ou la résolution des guerres. Or ce rôle ne peut être rempli qu’avec une armée forte associée à des moyens de renseignement efficaces.

Je soutiens donc entièrement le plaidoyer de Pierre de Villiers.

Jérôme Garcia

 

La Tribune du Général Pierre de Villiers